Lille Métropole, un des 12 territoires d’expérimentation des contrats de ville

Lille Métropole figure parmi les 12 territoires préfigurateurs choisis en février 2013 par le Ministre délégué à la ville pour l’expérimentation de nouveaux contrats de ville intégrant les actions de cohésion sociale, les opérations de renouvellement urbain et les politiques de droit commun.

Les objectifs de la démarche de préfiguration :
  • Préciser et ajuster, en tenant compte des réalités locales, les attentes de l’État national vis-à-vis de ces nouveaux contrats et progresser ainsi dans la définition du cadre qui sera fixé dans la future Loi en faveur de la politique de la Ville d’ici la fin de l’année concernant notamment les objectifs, le contenu, le format, les modalités de suivi et d’évaluation  et l’ingénierie du contrat.
  • Etudier l’organisation mise en place par l’État local afin de répondre aux exigences de la nouvelle contractualisation, notamment en termes d’observation, de mobilisation des moyens de droit commun de l’État, …
  • Identifier les besoins d’accompagnement et de formation des acteurs locaux.

Le territoire de Lille Métropole a été choisi eu égard à sa grande intégration intercommunale, son expérience en matière de contractualisation ou encore à son antériorité d’action dans le domaine de la rénovation urbaine. En effet, la métropole fait figure de « laboratoire du renouveau urbain » depuis plusieurs décennies. Depuis plus de 20 ans, Lille Métropole met en œuvre une politique « Ville renouvelée » ambitieuse et dynamique, à l’échelle de l’agglomération, anticipant alors les futures politiques nationale dites de « renouvellement urbain » puis de « rénovation urbaine ».

Dès sa genèse, cette politique locale vise à :

  • apporter une réponse décisive à la dégradation économique, sociale, culturelle, environnementale et urbaine de certains secteurs de la métropole,
  • tirer parti des potentiels des territoires déqualifiés, en grande partie des friches ou quartiers anciennement industriels, pour leur redonner de la valeur.

C’est aujourd’hui est une des politiques les plus emblématiques de l’agglomération. Une centaine de projets de renouvellement urbain (plus de 200 opérations) ont pu être engagés dans les 23 communes de la géographie prioritaire, créant un effet d’entrainement pour les investissements privés dans les quartiers dégradés, qui concentrent souvent les populations les plus défavorisées.

L’amélioration et la création de logements, la requalification des espaces publics, la réalisation d’équipements publics et la résorption des friches industrielles sont les éléments constitutifs de ces projets, coproduits avec les communes et concertés avec les habitants.


Les chiffres clés de la politique de la ville dans la métropole lilloise
  • Sur les 294 zones urbaines sensibles (ZUS) situées  en région Nord-Pas de Calais, 16 sont sur le territoire de Lille Métropole (dont la plus importante de France à Roubaix), ce qui représente 182 770 habitants soit 16,5% de la population métropolitaine. En 2009, les ZUS de l’arrondissement comptent un taux de chômage de 26,5% (contre 9,4 % hors ZUS et 11,6% en moyenne sur tout le territoire), 6 points de plus que la moyenne du reste des ZUS au niveau national.
  • 2 ZFU (zones franches urbaines), représentant 76 148 habitants en 2006
  • 10 projets de rénovation urbaine (PRU) sont engagés représentant un engagement financier total de plus de 1, 5 milliard d’euros. 250 000 habitants concernés par les PRU. Plus de 20 000 logements démolis, construits ou réhabilités au total (au terme des conventions).
  • 16 communes concernées par les Contrats urbains de cohésion sociale (CUCS) soit 324 300 habitants en 2007, c’est-à-dire plus de 29% de la population métropolitaine. De plus, un contrat-cadre métropolitain a été signé par Lille Métropole avec l’Etat en 2006.
  • L’agglomération est particulièrement touchée par la problématique de l’habitat ancien dégradé. A ce titre, la candidature de Lille Métropole a été retenue dans le cadre de l’appel à projets du Programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD) lancé en mai 2009 par l’ANRU, pour 5 sites répartis sur 6 communes. La mise en œuvre du programme s’échelonne sur 7 ans (2011-2018).
Plus globalement d’autres indicateurs placent la métropole et sa population comme prioritaires :
  • 19% des ménages de Lille Métropole en dessous du taux de pauvreté en 2007 (moyenne française : 13,4 %)
  • 13% de la population de Lille métropole est allocataire de minima sociaux (taux national : 9%).
  • 20% des friches françaises à réhabiliter sont sur le territoire métropolitain (soit 400 ha de friches).

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René Vandierendonck, Sénateur du Nord – Groupe socialiste – Sénat, 15 rue de Vaugirard 75291 Paris Cedex 06 – Me contacterPlan du SiteMentions Légales